Vous pensiez que Nagui n’était là que pour vous faire chanter le soir en rentrant du boulot ? Détrompez-vous. Quand on attaque son intégrité, le patron de N’oubliez pas les paroles ne prend pas de pincettes.
Tout est parti d’une déclaration choc de Charles Alloncle. Le député, qui dirige actuellement une Commission d’enquête sur l’audiovisuel public, a lâché une bombe : selon lui, Nagui serait la personnalité qui « s’est le plus enrichie sur l’argent public » ces dix dernières années. Une phrase qui a fait bondir l’animateur, qui a décidé de régler ses comptes publiquement. Et croyez-nous, ça pique.
« Je nourris vos fantasmes ? »
Dès les premières lignes de sa très longue réponse, Nagui manie l’ironie avec brio. « J’occupe une place toute particulière dans votre cœur », lance-t-il au député, se demandant si cette obsession à son égard ne relèverait pas du « fantasme ».
Mais très vite, l’animateur range les blagues pour sortir la calculatrice. Son argument ? Ne pas confondre chiffre d’affaires et argent de poche.
Nagui rappelle qu’il est à la tête d’une véritable industrie (Air Productions) :
- 10 000 bulletins de salaire édités par an.
- 200 personnes qui bossent sur chaque journée de tournage.
- Des musiciens, des monteurs, des techniciens à payer.
Mieux, il contre-attaque sur le terrain de la rentabilité. Selon lui, ses jeux coûtent « huit fois moins cher qu’une fiction » et rapportent un pactole à France Télévisions. Il balance même un chiffre qui donne le tournis : N’oubliez pas les paroles générerait près de 30 millions d’euros de pub par an ! En gros : Nagui ne coûte pas cher, il rapporte gros.

La contre-attaque qui fait mal : le passé du député ressurgit
C’est là que le clash bascule dans une autre dimension. Nagui ne se contente pas de défendre son business, il s’attaque aux valeurs de son accusateur.
Avec une plume acide, l’animateur évoque les bruits de couloir sur les motivations du député. Est-ce du racisme ? Nagui met les pieds dans le plat en évoquant un compte Facebook, soutien d’une personnalité d’extrême droite, que le député aurait administré par le passé.
Les mots cités par Nagui sont glaçants : « race de merde », « bamboula », « crouille ». En rappelant qu’il a lui-même essuyé l’insulte « crouille » dans sa vie, l’animateur semble déplacer le débat sur un terrain moral explosif. Il demande clairement : « Quel est votre sentiment ou ressentiment à mon égard ? »
Rendez-vous au tribunal ? ⚖️
Lassé d’être « jeté en pâture à la vindicte populaire » et de recevoir des messages de haine suite aux sorties du député, Nagui ne veut plus discuter par médias interposés.
La fin de sa lettre sonne comme un ultimatum. Fini le conditionnel, place au judiciaire. L’animateur propose à Charles Alloncle de se retrouver, non pas sur un plateau télé, mais face à un « vrai tribunal ».
La menace de plainte pour diffamation plane clairement au-dessus de la tête de l’élu. Une chose est sûre : entre le service public et l’Assemblée, l’ambiance est glaciale. On attend désormais la réponse de Charles Alloncle, qui risque de devoir préparer sa défense plus vite que prévu.
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